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Damnation de Faust, La (Hector Berlioz)

Date

1846

Description

  • Première partie (Plaines de Hongrie)

Scène 1. Introduction - 2. Ronde des Paysans - 3. Marche Hongroise

  • Deuxième partie (Nord de l’Allemagne)

4. Faust seul dans son cabinet de travail. Chant de la Fête de Pâques - 5. Faust. Méphistophélès (La Cave d’Auerbach à Leipzig) - 6. Chœur de Buveurs. Chanson de Brander. Fugue sur le thème de la Chanson de Brander. Chanson de Méphistophélès (Bosquets et prairies du bord de l’Elbe) - 7. Air de Méphistophélès. Chœur de Gnomes et de Sylphes. Ballet des Sylphes - 8. Chœur de Soldats. Chanson d’Étudiants

  • Troisième partie (Dans la chambre de Marguerite)

9. Tambours et Trompettes sonnant la retraite. Air de Faust - 10. Faust. Méphistophélès - 11. Marguerite. Le Roi de Thulé - 12. Évocation. Menuet des Follets. Sérénade de Méphistophélès avec Chœur de Follets - 13. Duo - 14. Trio et Chœur

  • Quatrième partie

15. Romance de Marguerite - 16. Invocation à la nature - 17. Récitatif et Chasse - 18. La Course à l’Abîme - 19. Pandæmonium - 20. Dans le Ciel

Texte

Après le fiasco de Benvenuto Cellini en 1838, l’Opéra de Paris ferma ses portes à Berlioz. Les autres théâtres n’étaient guère plus enclins à programmer le critique qui foudroyait leurs spectacles. Dès lors, Berlioz imagina un théâtre pour les oreilles, sans mise en scène, qui stimulerait la vision intérieure de l’auditeur. À partir du matériau de ses Huit Scènes de Faust (1829), il composa La Damnation de Faust, « légende dramatique en quatre parties » probablement amorcée en 1845. Pour le livret, il combina des extraits du Faust I de Goethe traduit par Nerval, des vers d’Almire Gandonnière et de sa propre plume. Avec autant de respect que d’impertinence, il s’émancipa de l’écrivain allemand, notamment pour le dénouement : Faust est précipité aux Enfers au terme d’une « Course à l’abîme » qui rappelle le poème de Bürger Lenore. Ce qu’il reprit en revanche à Goethe, c’est l’idée d’une dramaturgie discontinue, riche en ellipses, associant des moments de méditation et d’action, fonctionnant par juxtaposition de tableaux. L’orchestre, doté d’un rôle considérable, renforce les images du texte ou suggère ce que tait le livret. Lors de la création en version de concert à l’Opéra-Comique, le 6 décembre 1846, cette conception si singulière dérouta le public. Pas mieux accueillie deux semaines plus tard, l’œuvre disparut de l’affiche. Jamais redonnée en France du vivant de Berlioz, il fallut attendre 1877 pour qu’elle triomphe à Paris. En 1893, Monte-Carlo en proposa une version scénique, formule qui s’est généralisée depuis. Certains épisodes de La Damnation sont en outre devenus des morceaux à succès : le Ballet des sylphes, le Menuet des follets ou encore l’air « D’amour l’ardente flamme » de Marguerite.