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Impressions d’Italie, suite symphonique (Gustave Charpentier)

Date

1892

Description

Sérénade – À la fontaine – À mules – Sur les cimes – Napoli

Texte

Lors de son séjour à la Villa Médicis, Charpentier composa La Vie du poète (1888-1889), les Impressions d’Italie (1889-1890) et les premières esquisses de Louise . Impressions d’Italie , sa première œuvre orchestrale sans voix, remporta un vif succès lors de sa création aux concerts du Châtelet, le 13 mars 1892, sous la direction d’Édouard Colonne. L’Académie des beaux-arts avait auparavant émis un avis favorable, publié dans Le Ménestrel du 25 janvier 1891 : « Cet envoi est des plus remarquables. On y trouve des inspirations vraiment poétiques, de l’originalité sans bizarrerie, de l’habileté dans la facture et dans le maniement des modulations, une ingéniosité singulière, excessive peut-être par moments, dans l’instrumentation. S’il y a des défauts dans l’œuvre de M. Charpentier, ils sont de ceux qui tiennent à la jeunesse et qui, en raison de cela même, ne justifieraient guère ici les reproches. » Un programme rédigé par Alfred Ernst (critique, musicographe et traducteur de livrets de Wagner) accompagne l’édition de la partition et décrit les cinq tableaux : chant des amoureux sous les fenêtres de leur bien-aimée ( Sérénade ) ; jeunes filles « pieds nus, bras nus, la chemisette blanche très ouverte » qui vont chercher de l’eau ( À la fontaine ) ; cheminement dans la montagne, rythmé par la canzone du muletier aux violoncelles alternant avec les réponses des filles aux flûtes ( À mules ) ; enthousiasme du poète sur les hauteurs de Sorrente ( Sur les cimes ). Quant aux chants et danses populaires de Napoli , ils témoignent du talent de Charpentier pour les scènes festives qu’on retrouve dans La Vie du Poète autant que dans Louise