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Impromptu pour violoncelle et quatuor à cordes en ré majeur (Théodore Gouvy)

Texte

Écrit pour un effectif inhabituel, cet Impromptu pour violoncelle et quatuor à cordes en majeur, demeuré à l’état de manuscrit – et non daté – s’inscrit dans la tradition d’un genre typiquement romantique, dans lequel Schubert, Schumann, Chopin, Liszt ou encore Fauré s’illustrèrent, dédiant toutefois leurs compositions au seul piano. Gouvy écrivit quant à lui des impromptus pour divers effectifs : outre cette œuvre, figurent à son catalogue des impromptus pour piano, piano à quatre mains et violon et piano. Conformément à l’esprit du genre, dont le nom signifie « improvisé », « à l’improviste », la pièce est placée sous le signe d’une apparente liberté, l’écriture musicale s’efforçant d’évoquer la pratique de l’improvisation. La ligne de violoncelle principal se déploie avec une grande souplesse, à la fois rythmique et mélodique, et ménage des changements rapides de registres qui confèrent une grande plasticité au timbre de l’instrument. Reposant sur une importante virtuosité instrumentale, la liberté apparente du discours musical est mise au service d’une grande expressivité. Affranchi de tout cadre formel, le discours procède par amplification et transformation du motif initial, qui revient de façon récurrente au cours de la pièce. Le principe de l’amplification, en particulier, est une technique d’écriture très expressive, puisqu’elle a pour effet d’accroître graduellement l’intensité du discours. L’écriture met aussi en avant les qualités, non seulement techniques, mais également interprétatives, du violoncelliste solo, dont la partie contraste fortement avec un accompagnement d’une certaine simplicité au quatuor.