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Valse nonchalante op. 110 (Camille Saint-Saëns)

Date

1898

Texte

Éditée par Durand en septembre 1898, la Valse nonchalante fut créée par son auteur au Teatro São Pedro de Alcântara, à Rio de Janeiro, le 18 juin 1899. Saint-Saëns avait présenté sa nouvelle composition à l’éditeur Durand dans une lettre datée du 15 juin 1898 : « Messieurs ! J’ai l’honneur de vous annoncer la naissance d’une fille qui répond au nom de Valse nonchalante avec cinq bémols aux clefs. Elle est destinée au ‘‘Numéro de Noël’’ du Figaro illustré et je n’ai pas cru devoir pour accorder cette faveur au dit Journal, vous demander votre autorisation. Bien entendu, il vous sera loisible de la publier ultérieurement (si j’ose m’exprimer ainsi). » Il orchestra la pièce en 1921, à l’intention de la ballerine Stacia Napierkowska, d’origine polonaise mais née à Paris, qu’il trouvait « absolument charmante ». Il avait dédié la version pour piano à la princesse Hélène Bibesco, mécène et pianiste roumaine (par ailleurs tante d’Anna de Noailles), qui répondit à l’hommage en ces termes : « On m’a assuré que Reyer avait fait vœu de ne jamais écrire un article sans y insérer le nom de Berlioz. Je me promets moi, pour ma satisfaction personnelle, de ne jamais me laisser réquisitionner comme pianiste sans faire voltiger sur le clavier le rythme ailé de votre délicieuse valse. » La mélodie séduisante et les élans sensuels de la Valse nonchalante, dans le style des valses de café-concert de l’époque (mais plus exigeante techniquement), firent sans doute le bonheur des salons. Saint-Saëns semble lui-même avoir éprouvé un faible pour cette partition, qu’il enregistra en 1904.