Accueil / Documents / Livrets / Barbares, Les (Sardou & Gheusi)

Imprimer le contenu de la page

Barbares, Les (Sardou & Gheusi)

Date

1901

Description

Tragédie lyrique en trois actes et un prologue de Camille Saint-Saëns. Création : Opéra de Paris, 23 octobre 1901

Traduction anglaise : Mary Pardoe

Synopsis

Prologue

Un siècle avant Jésus-Christ, des Barbares venus des rives de la Baltique envahissent le monde romain. Semant la ruine et l’épouvante, les Cimbres et les Teutons ravagent la Gaule et, sous les murs d’Orange assiégée, l’armée romaine des deux consuls Scaurus et Euryale résiste désespérément. Floria, prêtresse du culte de Vesta, rassemble les habitants dans le théâtre, autour d’un autel où brûle le feu sacré.

Acte I

Dans le théâtre romain d’Orange, au temps de l’invasion cimbrique, un siècle avant Jésus-Christ. Autour de l’autel de Vesta, des vierges, des femmes et des enfants, accourus par groupes, viennent implorer les dieux. Au centre, appuyée contre l’autel lui-même, la grande vestale Floria, dominant les prêtresses et la foule, observe anxieusement le feu sacré, qu’elle attise parfois de ses baguettes d’or. La prêtresse Floria, les vestales, les femmes et les enfants, implorent le ciel, tandis que Le Veilleur décrit les phases du combat qui se déroule sous les murs de la cité. Euryale est tué, Scaurus rapporte le corps à sa veuve, Livie, qui jure alors de le venger. Les Barbares menés par Hildibrath envahissent la ville et s’apprêtent à massacrer les habitants. D’un geste, Floria attise le feu sacré, que vénèrent aussi les Barbares. Leur chef Marcomir, impressionné autant par le pouvoir de la vestale que par son charme, arrête ses troupes et leur donne l’ordre de se retirer.

Acte II

En décor, le même théâtre, vu de côté. Au fond, les gradins déserts et une partie du vaste hémicycle de pierre. Les dernières lueurs du crépuscule de sang et d’écarlate éclairent la scène. Pans d’ombre. Livie se lamente et cherche à venger la mort de son époux. Floria attribue la clémence des Barbares aux pouvoirs de la déesse Vesta, alors que Livie y voit une intervention de Vénus, dans la passion soudaine que Floria inspire à Marcomir. Scaurus propose d’organiser la fuite des habitants hors d’Orange, mais Floria et Livie s’y opposent. Scaurus, suivi par l’ennemi, est capturé et sur le point d’être égorgé par Hildibrath. Floria demande sa grâce à Marcomir qui, resté seul avec la vestale, demande récompense en gage des faveurs déjà accordées, et lui décrit les maux qui vont s’abattre sur la cité si elle refuse. Floria, terrorisée, cède à Marcomir. Hildibrath calme alors la fureur des Barbares et Marcomir promet d’évacuer la ville au point du jour. Floria s’avoue troublée par l’attitude du chef barbare, auquel elle trouve plus de délicatesse qu’elle n’en espérait. Il l’a séduite, elle est confiante, et c’est de son plein gré qu’elle accepte de le suivre.

Acte III

Un carrefour dans la ville haute, devant une porte du rempart à demi démantelé. Traces d’assaut et d’incendie. Au loin, la plaine, avec le cours et les berges du fleuve. Maisons. Murailles. Temple de Vesta. Un grand arbre. Le matin, au lever du soleil. Les Barbares quittent Orange en emportant le butin, mais en épargnant les habitants. Scaurus fait organiser des sacrifices aux dieux libérateurs. Il informe la foule du sacrifice de la vierge et tous se prosternent devant leur libératrice. Les vestales veulent suivre Floria dans son exil avec Marcomir, mais celle-ci ne consent à emmener que Livie qui, occupée à organiser les funérailles d’Euryale, songe toujours en secret à retrouver son meurtrier. Au cours du cortège funèbre, Floria apprend que le meurtrier d’Euryale n’est autre que Marcomir. Elle cherche à l’éloigner de Livie, de peur que celle-ci ne découvre la vérité. Mais Livie va confondre le chef barbare en assurant qu’Euryale a été lâchement frappé dans le dos – « Tu mens !... c’était au coeur ! » s’écrie Marcomir indigné, se dévoilant par cet aveu – « Au coeur donc ! » riposte Livie, en le frappant à son tour avec l’arme qui a tué son époux.