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Bayadères, Les (Étienne de Jouy)

Date

1810

Description

Repris dans le livre-disque  Les Bayadères  de Catel (Palazzetto Bru Zane, collection Opéra français, 2014).

Synopsis

La scène se situe en Inde à Bénarès, ville sur le Gange.

Acte I

À l’intérieur du harem.

Le rajah indien Démaly est dans une situation délicate : il doit, selon la loi, choisir une épouse parmi les femmes de son harem alors qu’il n’en aime aucune. Il est en revanche épris de la Bayadère Laméa, danseuse sacrée attachée au culte de Brahma qu’il est interdit d’épouser. Le chef des Marattes, Olkar, le tire involontairement d’embarras : pendant que les prêtres et ministres du rajah tentent de guérir sa mélancolie par des fêtes, des danses et des plaisirs, il investit Bénarès à la tête de ses guerriers, jette le prince en prison et s’empare du harem.

Acte II

Le théâtre représente le bois sacré qui entoure la grande pagode de Bénarès ; on voit à droite un arc de triomphe qui conduit à la place publique.  

Vainqueur, Olkar veut à présent se rendre maître d’un fabuleux trésor : le bandeau de Vishnou. Mais le rajah l’a caché et ne veut s’en dessaisir. Olkar imagine alors, pour le faire fléchir, d’utiliser Laméa. C’est toutefois compter sans l’intelligence de la Bayadère : héroïque, elle a déjà commencé à rassembler les partisans de Démaly afin de lui rendre son trône par la force ou la ruse. Elle accepte la proposition faite par Olkar de rencontrer Démaly pour qu’il révèle son secret. Mais elle profite de sa rencontre avec  le prisonnier pour lui faire part de ses plans de soulèvement et l’exhorter au courage. Retournant ensuite vers Olkar, elle feint de pouvoir lui apporter le bandeau qu’il convoite : elle le fera au cours d’une splendide fête, organisée pour les vainqueurs et les vaincus, qui aura lieu sur la place publique. Lors de cette fête, elle entreprend de séduire Olkar pour l’affaiblir. Ses compagnes, les autres Bayadères, font de même avec ses guerriers. Usant des charmes de la volupté, elles les désarment. Les partisans de Démaly n’ont plus alors qu’à fondre sur eux pour les faire fuir.

Acte III

À l’intérieur du palais du rajah.

Laméa a rétabli son prince sur le trône mais, en dépit de son amour pour lui, ne veut pas l’épouser car ce serait enfreindre la loi sacrée. Démaly, pour la conquérir va user à son tour d’un stratagème. Il prétend avoir reçu pendant le combat avec des Marattes une blessure mortelle. La désolation règne parmi ses sujets. Le Brame déclare avec solennité que, s’il meurt sans être marié, son salut dans l’au-delà est compromis. Il autorise donc la plus courageuse des femmes du harem à s’unir à son rajah, rappelant néanmoins que l’élue devra périr alors à sa suite sur le bûcher. Laméa, seule, suit son coeur et accepte sans faiblir ce cruel destin. Démaly apparaît alors bien vivant aux yeux de tous et l’invite à le rejoindre sur le trône plutôt que dans les flammes. Le Brame donne son consentement en rappelant que le dieu Vishnou avait lui-même contracté une telle union. Les réjouissances peuvent débuter.