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Cinq-Mars (P. Poirson & L. Gallet)

Date

1877

Description

Livret de Cinq-Mars, drame lyrique en quatre actes et cinq tableaux représenté pour la première fois à Paris sur le théâtre de l’Opéra-Comique, le 5 avril 1877.

Paroles de Paul Poirson et Louis Gallet. Musique de Charles Gounod. 

SYNOPSIS

L’action se situe en 1642, à la fin du règne de Louis XIII . Le pouvoir arbitraire du cardinal de Richelieu divise la cour. Par fidélité au roi, certains seigneurs et courtisans forment bientôt le projet d’une conspiration.

Acte I

Le château du marquis de Cinq-Mars.

Un chœur de nobles célèbre l’importance imminente que va prendre Cinq-Mars ; certains suggèrent qu’il doit son ultime dette d’allégeance au cardinal de Richelieu, d’autres au Roi. Pour sa part, Cinq-Mars se montre indifférent aux questions d’ordre politique : seul avec son ami le plus proche, de Thou, il confesse qu’il aime la princesse Marie de Gonzague. Ils reconnaissent tous deux intuitivement que cette liaison finira mal. Les invités reparaissent : parmi eux figure cette fois le Père Joseph, porte-parole du cardinal de Richelieu, et la princesse Marie de Gonzague. Le premier annonce que Cinq-Mars est appelé à la cour royale et qu’un mariage est arrangé entre la princesse Marie et le roi de Pologne. Cinq-Mars et Marie conviennent de se retrouver plus tard dans la soirée. Après le départ des invités, Marie – troublée – épanche l’émoi de son cœur dans la pénombre et le calme de la nuit. Cinq-Mars entre et lui déclare son amour ; avant son départ, elle lui retourne sa déclaration.

Acte II

Premier Tableau : les appartements du roi.

Après avoir exalté la beauté de la courtisane Marion Delorme, Fontrailles, Montrésor, Montmort, de Brienne, Monglat et d’autres nobles discutent de l’influence croissante de Cinq-Mars auprès du roi. Les courtisans sont mécontents du pouvoir immodéré que s’est arrogé le cardinal de Richelieu et se demandent si Cinq-Mars rejoindra finalement leur cause. Marion rapporte que le cardinal menace de l’exiler ; Fontrailles est surpris et il est sûr que la ville de Paris deviendrait bien ennuyeuse sans ses élégants salons. La courtisane annonce qu’elle organisera un bal le lendemain, lequel fournira l’occasion de jeter les bases d’une intrigue pour évincer le cardinal. Cinq-Mars paraît. Marie de Gonzague vient d’arriver à la cour et les deux amoureux sont réunis. Mais le Père Joseph vient annoncer que, malgré l’accord de principe du Roi, le Cardinal refuse de sanctionner leur union, préférant plutôt suivre le plan originel et faire épouser à Marie le Roi de Pologne.

Second Tableau : chez Marion Delorme.

La soirée débute par la lecture du dernier roman de Madeleine de Scudéry, Clélie, suivie d’un long divertissement masqué. C’est à ce moment que les conspirateurs fomentent leur plan : Fontrailles assure à tous que Cinq-Mars va se joindre à eux. Comme il l’a prédit, Cinq-Mars arrive bientôt. Il déclare que le Roi ne contrôle plus totalement le pays et que l’éviction du Cardinal est une mission juste ; la guerre civile est imminente et il assure ses acolytes qu’il a arrangé un traité avec l’Espagne, laquelle engage ses armées à intervenir de leur côté. De Thou l’interrompt soudain et l’avertit de ne pas ouvrir le sol français à une puissance étrangère, mais Cinq-Mars demeure résolu. 

Acte III

Le lendemain. À l’extérieur d’une chapelle.

Une réunion des conspirateurs est imminente ; Marie apparaît contre toute attente et convient avec Cinq-Mars d’échanger sur-le-champ des vœux de mariage. Ils sont secrètement écoutés par Eustache, espion du Père Joseph, qui raconte tout à son maître. L’ecclésiastique savoure le pouvoir qu’il détient sur le destin de Cinq-Mars. Il confronte Marie à l’annonce de la pendaison imminente du Marquis qui a trahi son pays en traitant indépendamment avec une puissance étrangère ; l’ambassadeur polonais reviendra bientôt d’une partie de chasse avec le Roi et il conseille à Marie de lui répondre favorablement, en échange de quoi Cinq-Mars sera épargné. Lorsqu’arrive la suite royale, Marie capitule à contrecœur.

Acte IV

Une prison.

En attendant son exécution, Cinq-Mars déplore que Marie l’ait abandonné ; néanmoins, sa dernière heure venue, il évoque son image en guise de consolation. Marie entre, explique la ruse du Père Joseph et assure qu’elle aime toujours Cinq-Mars. De Thou trace les grandes lignes du plan qui a été préparé pour permettre à Cinq-Mars de s’échapper le lendemain. Mais le Chancelier et le Père Joseph viennent annoncer que le Marquis devra mourir avant l’aube, ruinant l’espoir d’une évasion. Avant que Cinq-Mars ne soit amené au gibet, il entonne avec de Thou une dernière prière.