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Phèdre (François-Benoît Hoffman)

Date

1786

Description

Version réduite pour les besoins de la recréation de l'œuvre au théâtre de Caen (avril 2017).

Synopsis :

Acte I

Le théâtre représente la campagne voisine de Trézène, les édifices de la ville paraissent dans le fond, à droite ; dans le fond, à gauche, on voit un coteau couvert d’une forêt, et sur la droite s’élève un temple nouvellement bâti, et consacré à Vénus. Le jour est à son aurore.

Hippolyte et ses compagnons partent pour la chasse. Phèdre, qui arrive sans être vue, scrute Hippolyte tandis qu’il part ; ses regards laissent entendre la passion dont elle brûle pour lui. La reine espère apaiser son cœur tourmenté par un sacrifice en l’honneur de la déesse. Mais elle s’égare dans ses vœux, ses visions la trahissent. Elle finit par avouer son amour pour Hippolyte à sa suivante Œnone. Celle-ci lui en fait sentir les dangers. Mais, à l’instant on vient apprendre à la Reine que Thésée, descendu dans les royaumes sombres n’en reviendra sans doute pas. Phèdre doit monter sur le trône ; elle se prend à croire en un amour jusque-là impossible.

Acte II

Le théâtre représente une galerie du palais des rois de Trézène.

Phèdre a été couronnée. La reine s’enquiert auprès d’Hippolyte de son état d’esprit ; la soumission du jeune homme enflamme encore davantage sa passion. Elle fait part à Œnone du projet qu’elle a de l’épouser et de le couronner. Soutenue par sa suivante, elle se déclare, mais se voit rejetée. Coup de théâtre : Thésée revient tandis qu’on le croyait mort. Hippolyte vole au-devant de son père, mais se promet de ne lui rien révéler de ce qu’il a appris. Thésée s’étonne de ne pas voir la reine, et veut se rendre chez elle avec Hippolyte. Ce dernier décline et demande même à s’éloigner du royaume. Thésée, qui croit que Phèdre a conçu de la haine pour son beau-fils, se plaint de la division qui règne dans sa famille et prie les dieux de lui rendre la paix et le bonheur.

 

Acte III

Le théâtre représente à gauche la colonnade extérieure du palais, à droite un jardin orné de statues. Au fond, des portiques laissent apercevoir la mer, dans l’intervalle des colonnes ; et derrière le portique, à droite, s’élève un ancien temple de Neptune bâti sur les rochers qui bordent le rivage.

Œnone, qui craignait l’indiscrétion d’Hippolyte, accuse le prince d’avoir voulu attenter à l’honneur de la Reine. Thésée la croit ; l’absence même de Phèdre lui paraît une preuve certaine. Il implore Neptune, qui a promis d’exaucer le premier de ses vœux, de châtier son fils. Hippolyte est surpris du courroux de son père. Ses justifications ne sont pas écoutées. Thésée, toujours furieux, l’exile de son royaume. Phèdre paraît. Rongée par le remords, elle ignore le destin d’Hippolyte. Œnone lui apprend ce qu’elle a fait pour elle ; Phèdre en est révoltée, et chasse sa suivante. Restée seule, elle sent que la mort est son unique ressource ; elle ne veut plus vivre que pour justifier l’innocence. Le tonnerre gronde, une terrible tempête s’élève. Thésée cherche à calmer le courroux du ciel. Le roi craint pour les jours de son fils qu’il a proscrit. Mais on vient annoncer sa mort : un monstre, envoyé par Neptune, l’a entraîné sous les flots. Phèdre, à cette nouvelle, ne garde plus de mesure : elle déclare son crime, et se tue aux pieds de Thésée, dont le désespoir est d’autant plus immense, qu’il apprend que son fils était innocent.