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Thérèse (Jules Claretie)

Date

1907

Description

Extrait du livre-disque Thérèse de Jules Massenet.

Synopsis

Acte I

En octobre 1792. À Clagny, près de Versailles. Un coin de parc. À gauche, le perron d’un château du temps de Louis XIV.

André Thorel, ami d’enfance du marquis Armand de Clerval, a épousé Thérèse. Le marquis ayant fui les événements révolutionnaires, André vient d’acheter le château de la famille de Clerval afin de le préserver des pillages et pour le lui rendre quand la paix sera revenue. Une troupe de soldats passe ; Thérèse avoue ses angoisses à son époux qui, exaltant les mérites du patriotisme et de la liberté, tente de la rassurer. Il rappelle involontairement le souvenir de son ami le marquis. À ce nom, Thérèse frémit : pourra-t-elle oublier qu’Armand de Clerval et elle s’aimèrent jadis secrètement ? Armand, justement, revient au château dans l’espoir de revoir Thérèse. Tandis qu’André est absent, il ravive en Thérèse les sentiments de leur jeunesse. Femme stoïque, elle résiste. André revient et découvre avec joie la présence de son ami. Il propose de l’héberger et se porte garant de lui, tandis qu’un groupe d’officiers soupçonneux fait irruption dans le parc du château.

Acte II

En juin 1793. Un intérieur de bourgeois aisé du xviiie siècle. Au fond, une fenêtre à large baie s’ouvrant sur une perspective des quais de Paris. On aperçoit dans le lointain la Seine.

Thérèse et André habitent désormais un appartement parisien, où ils cachent Armand de Clerval depuis plusieurs mois. Mais les haines sanguinaires de la Révolution font sans cesse davantage craindre pour ses jours. André a donc préparé pour son ami un laisser-passer lui permettant de fuir. Morel, portier de l’immeuble, vient prévenir André que la foule gronde contre son parti, celui des Girondins. André sorti, Armand tente de persuader Thérèse de partir avec lui. La jeune femme résiste d’abord mais succombe peu à peu. Morel revient, paniqué : André a été arrêté. Thérèse conjure Armand de fuir et promet de le rejoindre. Elle découvre alors avec effroi que c’est son propre mari que la charrette des condamnés transporte, sous ses fenêtres, vers les prisons de la Conciergerie. Le devoir et la fidélité l’emportant sur la passion, elle se condamne elle-même en criant « Vive le Roi ! » à la foule en fureur. On l’emmène elle aussi, pour mourir avec son mari.