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L'homme-violon : Pierre Baillot, 1771-1842 (2015)

Directeur(s)

Dratwicki, Alexandre
Jardin, Étienne

Description

Colloque organisé par le département de la musique de la Bibliothèque nationale de France, l'Institut de recherche en musicologie (CNRS) et le Palazzetto Bru Zane les 9 et 10 janvier 2015 à Paris.

Comité scientifique : Florence Gétreau, Élisabeth Giuliani, Cécile Reynaud et Étienne Jardin.

Né en 1771, mort en 1842, Pierre Baillot fut, pendant un demi-siècle l’un des plus grands représentants de l’école française de violon. Disciple de Viotti, Baillot commence sa carrière au Conservatoire de Paris comme remplaçant de Rode, en 1795. Il y est nommé professeur quatre ans plus tard, et entreprend alors de compléter sa formation théorique en fréquentant Reicha, Catel et Cherubini. Pédagogue consciencieux, il eut de nombreux disciples, parmi lesquels Habeneck, l’altiste Chrétien Urhan ou encore le peintre et violoniste amateur Ingres. Membre de la musique particulière du Premier Consul et de la Chapelle impériale (fonction qu’il occupe également sous la Restauration), violoniste à l’Opéra à partir de 1821, Baillot effectue aussi des tournées qui le mènent en Russie, Belgique, Hollande, Angleterre, Savoie, Piémont, Lombardie, Suisse… De 1814 à 1840, il organise dans divers lieux parisiens des séances de quatuor et de quintette par souscription (154 en tout) qui inaugurent une pratique professionnalisée de la musique de chambre. Ne se contentant pas de jouer ses propres œuvres en concert, Baillot participe aussi à la création parisienne de partitions de Beethoven et d’autres auteurs. Il défend également la musique « ancienne », notamment de compositeurs ou violonistes baroques italiens. Il a joué principalement deux beaux instruments : un violon de Pique offert en 1795 par F. de Montbeillard et un violon de Stradivarius offert en 1805 par M. de Sorcy, deux fervents admirateurs. En accord avec son jeu – éloquent quoique dénué de toute virtuosité ostentatoire – et avec son œuvre – d’une large variété de coloris et d’une grande délicatesse –, ses écrits théoriques et pédagogiques (Méthode de violon, 1803 ; Méthode de violoncelle, 1804 ; L’Art du violon, 1834), exhortent les interprètes à se référer au chant de la voix humaine – considérée par Baillot comme le vecteur absolu de l’émotion – et prônent l’expression de « toutes les affections de l’âme et tous les élans de l’imagination ».

Pierre Baillot : les chemins de l’art du violon. Brigitte François-Sappey.

Les archives de Pierre Baillot. Cécile Reynaud, Cécile Kubik, Catherine Massip et Etienne Jardin.

Geniuses are not made in schools’: Baillot’s violin classes at the Paris Conservatoire (1795-1815). Diane Tisdall.

Baillot, de la Chapelle des Tuileries à l’Opéra. Alexandre Dratwicki.

Les planches didactiques de l’Art du Violon : genèse, portée pédagogique, nouveauté conceptuelle. Florence Gétreau.

« Excessivement remarquable » : le jeu de Pierre Baillot, mécanisme et exécution violonistiques. Cécile Kubik. 

Pierre Baillot et la culture musicale polonaise. Rencontres – Resonances – Rayonnement. Renata Suchowiejko.

Pierre Baillot : 1791-1841, un demi-siècle de concerts à Paris. Amélie Bucelle.

Pierre Baillot en tournée. Étienne Jardin.

Écrits d’artistes et correspondance fictive : le cas d’une Épître de Pierre Baillot. Bernard Sève.

Le « Cher Crémone » de Monsieur Baillot – réflexions organologiques autour des violons de Pierre BaillotBalthazar Soulier.

Staging the Self or performing the Other? Playing string quartets with Pierre Baillot in Restoration Paris. Fabio Morabito.

Les Quatuors à cordes opus 34 de Pierre Baillot, à la croisée des traditions viennoise et française. Louise Bernard de Raymond.

Les concertos de Pierre Baillot : le violon, une seconde voix humaine. Priscille Lachat-Sarrete.