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DUKAS, Paul (1865-1935)

Pianiste de formation, Paul Dukas s’intéresse à la composition dès 1879 et entre, deux ans plus tard, dans la classe d’harmonie de Dubois au Conservatoire de Paris. Il y est également élève de Mathias (piano) et de Guiraud (contrepoint et fugue). Son parcours académique se solde par deux échecs au concours pour le prix de Rome : un second prix en 1888 pour Velléda ; aucune récompense en 1889 pour Sémélé, malgré le soutien de Saint-Saëns. À l’époque, le jeune homme a néanmoins déjà eu l’occasion d’entendre l’une de ses œuvres symphoniques jouée à Genève et se prépare à mener une vie d’artiste indépendant, entre critique musicale et composition. Après son service militaire (1891), il présente aux concerts Lamoureux l’ouverture Polyeucte (janvier 1892) et fait paraître un compte rendu du Ring de Wagner, donné à Londres. La Symphonie en ut majeur (1896) et surtout L’Apprenti sorcier (1897) lui permettent, à la fin des années 1890, d’asseoir une notoriété bientôt internationale. Son style, qui trahit l’influence du romantisme allemand, se construit également autour d’une technique de variation empruntée aux compositeurs baroques français. Dukas collabore d’ailleurs à l’édition de l’œuvre de Rameau dirigée par Saint-Saëns à la fin du XIXe siècle. Ses dernières pièces majeures sont écrites pour la scène : l’opéra Ariane et Barbe-Bleue, débuté en 1889, est présenté à l’Opéra-Comique en 1907 et le poème dansé La Péri est créé au Châtelet en 1912. Il se consacre enfin à l’enseignement au Conservatoire de Paris : dans la classe d’orchestration d’abord (1910), puis dans celle de composition (1928).