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MEYERBEER, Giacomo (1791.9.5-1864.5.2)

Né Jakob Liebmann Meyer Beer dans une riche famille berlinoise, le futur auteur des Huguenots décidera de contracter son nom et, plus tard, d’italianiser son prénom. Il commence ses études auprès de Zelter et de l’abbé Vogler et les poursuit en Italie avec Salieri. Il se fait connaître avec ses opéras italiens, en particulier Romilda e Constanza (1817), Emma di Resburgo(1819), Margherita d’Anjou (1820) et Il Crociato in Egitto (1824). Créé triomphalement à la Fenice de Venise, ce dernier est repris à Paris l’année suivante. Le compositeur devine comme nul autre les attentes du public français. Opéra-comique transformé en grand opéra, Robert le Diable obtient un succès considérable en 1831. Nouveau triomphe avec Les Huguenots (1836), suivis par Le Prophète (1849) et L’Africaine (création posthume en 1865). Considéré comme le principal représentant du grand opéra (en collaboration avec le librettiste Scribe), Meyerbeer compose également les opéras-comiques L’Étoile du Nord et Dinorah ou Le Pardon de Ploërmel, ainsi que le singspiel Ein Feldlager in Schlesien pour Berlin (le roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV l’a nommé directeur général de la musique en 1842). Peu de musiciens ont été autant acclamés de leur vivant. Ce succès est le résultat d’un long travail, dont témoigne le nombre restreint d’opéras achevés. Meyerbeer est parvenu à réaliser la synthèse de la vocalité italienne avec la déclamation française et la symphonie germanique. L’influence de son sens de l’effet sonore et du contraste est perceptible chez de nombreux compositeurs, parmi lesquels Berlioz, Gounod, Verdi et Wagner.