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ONSLOW, George (1784.7.27-1853.10.3)

Maître de la musique de chambre, considéré de son vivant comme le « Beethoven français », George Onslow est l’une des grandes figures du romantisme hexagonal. Né à Clermont-Ferrand, il effectue ses études musicales à Hambourg où il suit les cours de piano de Dussek. L’écoute de l’ouverture de Stratonice de Méhul (1801) aurait fait naître en lui une vocation de compositeur qui le ramène à Paris. Il y publie ses premiers opus (chez Pleyel), suit l’enseignement de Reicha au Conservatoire et, témoignant de l’intérêt envers la musique pour cordes, apprend le violoncelle. Grâce à la promotion qu’en font Baillot et les frères Dancla durant leurs séances de musique de chambre, les quatuors et quintettes à cordes d’Onslow rencontrent rapidement une certaine renommée dans la capitale puis dans toute l’Europe. On souligne l’originalité de compositions difficiles à exécuter, et Berlioz considère l’artiste comme l’un des « plus grands harmonistes de l’époque ». À sa production pléthorique pour cordes s’ajoutent plusieurs trios et sonates pour piano, trois opéras et quatre symphonies ; le Quintette « de la balle » (op. 38), écrit pendant la convalescence d’un accident de chasse, est sans doute la plus connue de ses œuvres. Que ce compositeur d’envergure européenne ne se soit jamais fixé à Paris est suffisamment rare pour être relevé. Onslow partagea en effet son existence entre la capitale et sa ville natale, dont il se chargea de dynamiser l’activité musicale : membre de l’Académie de musique de Clermont-Ferrand, il y sera également président de la Société philharmonique.