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ROGER-DUCASSE (1873-1954)

Élève au Conservatoire de Paris à partir de 1892, Roger-Ducasse (de son véritable nom Jean-Roger Ducasse) y est l’élève de Gédalge en contrepoint, de Fauré en composition, de Pessard en harmonie et de Bériot en piano. Il obtient le second grand prix de Rome en 1902. En 1909, il est l’un des fondateurs de la Société musicale indépendante avec Ravel, Vuillermoz et Kœchlin. L’année suivante il est nommé Inspecteur général de l’enseignement du chant dans les écoles de la Ville de Paris, emploi qu’il occupe jusqu’à sa nomination en 1935 comme professeur de composition au Conservatoire, en remplacement de Paul Dukas. Il démissionne de ce poste lorsque la France passe sous occupation allemande en 1940. Roger-Ducasse fut très marqué par son maître Fauré, comme en témoigne son Poème symphonique sur le nom de Gabriel Fauré (1922). Il privilégia les œuvres pour orchestre, dont un bon nombre sont avec chœur. Citons Au jardin de Marguerite (1905), Suite française (1907), Sarabande (1910), Nocturne de printemps (1918) et Ulysse et les Sirènes (1937). La production de Roger-Ducasse comprend aussi des pièces pour piano et des mélodies, deux quatuors à cordes et deux ouvrages pour la scène, le « mimodrame lyrique » Orphée (1914) et la « comédie lyrique » Cantegril (1931). D’Annunzio songea à confier la mise en musique de son Martyre de Saint-Sébastien à Roger-Ducasse, avant de se tourner vers Debussy. Le style du compositeur, puissant et contrasté, repose sur un langage modal mais chromatique, marqué d’un côté par la tradition française (Fauré, Debussy, Dukas), de l’autre par l’univers germanique.