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Courant – L’ossianisme

L’ossianisme est fondé sur une supercherie littéraire du poète James Macpherson, qui transcrivit entre 1760 et 1763 des poèmes et des romances prétendument écrits par un barde écossais du IIIe siècle appelé Ossian. Même si cette publication fut immédiatement regardée comme suspecte, elle n’en demeura pas moins le livre de chevet de Napoléon, et influença des hommes de lettres aussi exigeants que Goethe ou Walter Scott, et des compositeurs comme Méhul, Lesueur, Schubert ou Wagner. Cette inspiration folklorique, nourrie de brumes celtiques, de grands lacs, de forêts magiques et de teintes en grisailles, entrait en résonnance à la fois avec la première vague de nationalismes liée aux guerres napoléoniennes (replis culturel des peuples, cherchant dans un passé lointain et glorieux des racines controversées) et avec la recherche d’une échappatoire artistique à la mythologie gréco-romaine. La peinture préromantique de David ou du baron Gérard s’en inspira grandement. La mode pour Ossian poussa à développer la connaissance de sa généalogie, notamment autour de certains personnages comme Malvina, Ullin, Larmor et son propre fils, Uthal.