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Courant – La modernité

« Qui dit romantique dit art moderne, c’est-à-dire intimité, spiritualité, couleur, aspiration vers l’infini, exprimées par tous les moyens que contiennent les arts », écrivait Baudelaire, affirmant une idée qui se répand au XIXe siècle : la modernité se confond avec le romantisme. Être moderne, c’est donc exprimer les mouvements intérieurs de l’âme en s’affranchissant des règles préétablies, accorder la primauté de l’imagination et de la subjectivité sur la raison, de l’inachevé et de l’irrégularité sur la perfection classique.  « La modernité, c’est le fugitif, le transitoire, le contingent, la moitié de l’art dont l’autre moitié est l’éternel et l’immuable », remarquait encore l’auteur des Fleurs du mal. Toutefois, romantisme et classicisme ne s’opposent pas de manière simpliste. Berlioz et Liszt, qui se disaient romantiques mais s’inspiraient aussi de l’art du passé, soulignaient que les classiques furent les romantiques de leur temps. Inscrite dans son époque (tout en se distinguant de la mode), tendue vers l’avenir, la modernité devient le socle d’une nouvelle tradition.