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Instruments à vent – Le basson au XIXe siècle

Au XIXe siècle, le basson connut peu de transformations dans sa facture. En revanche, les pratiques furent chamboulées par l’introduction du fagott, le basson allemand développé par Karl Almenräder et Heckel. La préférence de Richard Wagner pour ce modèle eut des répercutions en Europe, certains chefs d’orchestre obligeant les bassonistes à changer de modèle. Si le fagott se fit une place à l’orchestre, le basson français se déploya dans un répertoire de soliste grâce à Étienne Ozi (Nouvelle méthode de basson par Ozi en 1802) ou à Eugène Jancourt. Ce dernier enrichit considérablement le répertoire pour son instrument et collabora avec plusieurs facteurs dont les plus réputés sont Savary Jeune, Triébert et Buffet-Crampon. Dès l’époque baroque, les compositeurs offrirent au basson plus qu’un simple rôle de basse, comme en témoignent les trente-neuf concertos d’Antonio Vivaldi. Sa sonorité sans pareil inspira à Berlioz de très belles pages dans Huit scènes de Faust ou la Symphonie fantastique. Elle participa également à la renommée de nombreuses œuvres, de L’Apprenti sorcier de Dukas aux premières mesures du Sacre du printemps de Stravinsky.