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Musique de chambre – La musique de chambre vers 1830

Dans la première moitié du XIXe siècle, la musique de chambre renvoie en France à des œuvres exécutées dans un cadre restreint, qu’il soit public (lorsque l’accès est payant) ou privé, composées pour des effectifs allant du duo au sextuor. Forme « la plus élitiste de pratique socialisée de la musique » (Fauquet), la musique de chambre se définit – par opposition à la musique vocale dramatique, jugée frivole – comme une musique « pure », « sérieuse ». Autour de 1830, Paris voit se développer des sociétés de musique de chambre sur le modèle de celle fondée par Baillot en 1814, dans laquelle des sociétaires – et non plus de simples amateurs – s’approprient un répertoire essentiellement austro-allemand (Beethoven, Haydn, Mozart, Hummel, Mendelssohn, etc.) : la société des Frères Tilmant (1833), la Société musicale (1835) ou encore la société Alard-Chevillard (1837). Vers 1830, commence à émerger une nouvelle esthétique de la virtuosité, qu’accompagne le développement d’un répertoire pour trio, genre dans lequel les instrumentistes à cordes peuvent se mesurer à l’habileté des pianistes.