Accueil / Thèmes / Musique de chambre – La musique pour violon et piano à la fin du XIXe siècle

Imprimer le contenu de la page

Musique de chambre – La musique pour violon et piano à la fin du XIXe siècle

Dans la première moitié du XIXe siècle, les violonistes accourent de toute l’Europe pour travailler avec Baillot, Rode, Kreutzer ou Habeneck. Quelques décennies plus tard, le Conservatoire de Paris continue d’attirer les étudiants violonistes, qui recherchent l’enseignement d’Alard (professeur de 1843 à 1875), Massart (de 1843 à 1890), Dancla (de 1860 à 1892) ou encore Marsick (de 1882 à 1900). Le répertoire pour violon et piano de la seconde moitié du siècle s’enrichit d’œuvres significatives, stimulées de surcroît par la création de la Société nationale de musique. Dans le domaine de la sonate, Lalo – après Onslow – fait figure de pionnier avec son opus 12 (1853), suivi par Godard (cinq partitions de 1866 à 1883), Castillon (1870), Fauré (1876), Gouvy (ca. 1877), Saint-Saëns (1885 et 1896), Franck (1886), Lekeu (1892) ou encore Lazzari (1894). Parallèlement à ces œuvres en plusieurs mouvements, des pièces isolées permettent aux instrumentistes de déployer leur virtuosité ou de charmer par leur art du cantabile (Romance, Berceuse et Andante de Fauré, Berceuse de Saint-Saëns). Par ces répertoires variés, le violon assoit presque sans partage sa domination du salon bourgeois comme de la vaste salle de concert.