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Musique de chambre – La sonate pour violoncelle en France

Jusqu’au XIXe siècle, le violoncelle a surtout pour fonction de jouer la ligne de basse, même si des sonates, suites et concertos lui furent destinés à l’époque baroque. Ce statut aurait pu entraver son émancipation. En France, la sonate pour violoncelle se développe néanmoins avant celle pour violon. Onslow est un pionnier en la matière, avec son recueil de Trois Sonates op. 16 (1820) qui placent les deux instruments sur un pied d’égalité, suivant l’exemple de Beethoven. Les sonates op. 45 et 58 de Mendelssohn (composées respectivement en 1838 et 1843) servent ensuite de modèle. Il n’est peut-être pas fortuit que les partitions soient souvent écrites par des compositeurs pratiquant le violoncelle (Onslow, Lalo) ou amis d’un soliste comme Franchomme (Alkan, Chopin). Mais la majorité des musiciens qui touchent à la sonate pour violoncelle s’y confrontent une seule fois. Avec les générations de Saint-Saëns et de Fauré, le genre prend de l’ampleur, attestant l’engouement toujours croissant pour l’instrument, dans le domaine de la musique de chambre comme dans ceux du concerto et de l’orchestre. Ainsi naissent les œuvres de La Tombelle, Ropartz, Strohl, Duparc, Magnard…