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Musique de chambre - Les origines du quatuor à cordes

Avant le trio, avant le quintette, avant même la sonate, le quatuor à cordes s’imposa dès la fin du XVIIIe siècle comme le médium favori des compositeurs de musique de chambre. Empreint de l’idéal classique d’un équilibre à quatre parties, le quatuor se chargea rapidement d’affects dramatiques qui dépassèrent le cadre de la sensibilité des Lumières. Si l’on connaît la révolution beethovénienne du genre, on sait moins que la France n’était pas alors en retard sur ses voisins allemands. Hyacinthe Jadin, en particulier, développait à Paris un style personnel dont le caractère tout à la fois incisif et poétique n’a rien à envier à Mozart ou Haydn. Cette esthétique allait se développer sous la plume d’un Onslow ou d’un Félicien David. Indistinctement en deux, trois ou quatre mouvements, le quatuor du premier XIXsiècle français emprunte autant aux structures savantes qu’à la série de variations complaisantes ou aux danses de salon. Volontiers « brillant » (avec un premier violon traité en soliste), le genre – à Paris – est surtout « concertant », c'est-à-dire pensé comme un dialogue égalitaire entre les quatre instruments.