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Piano – Paris sous la monarchie de Juillet : capitale du piano

Au cours des premières décennies du XIXe siècle, la facture de piano parisienne rattrape l’écart qui la séparait auparavant de Londres et Vienne, à la fois en termes de qualité technique que de quantité de production. Si quatre grandes marques s’imposent à Paris (Érard, Pleyel, Pape et Wetzels), la ville compte plus de cent facteurs en 1835 : une industrie naissante qui bouleverse à la fois l’activité musicale dans le cadre privé et la vie de concert. Les grandes maisons de piano possèdent en effet leurs propres salles de démonstration, dans lesquelles sont organisées très régulièrement des auditions : initialement situés autour des jardins du Palais royal, ces lieux de musique s’implantent à partir de la fin des années 1830 dans le quartier de la Nouvelle-Athènes. Si la monarchie de Juillet débute à Paris avec les concerts de Paganini, les grands solistes de la période ne seront plus des violonistes mais des pianistes. Des instrumentistes venus d’Europe centrale (Kalkbrenner, Chopin, Liszt, Thalberg ou Clara Wieck) qui côtoient une nouvelle génération française, d’Alkan au jeune Saint-Saëns.