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Dante (Édouard Blau)

Data

1890

Descrizione

Livret de Dante, opéra en quatre actes créé à l'Opéra-Comique (Paris), le 7 mai 1890.

Paroles d'Édouard Blau. Musique de Benjamin Godard.

SYNOPSIS :

ACTE I

Une place publique à Florence.

La ville est déchirée par une guerre entre Guelfes et Gibelins. Tandis que le Collège du peuple se prépare à nommer un prieur qui devra apaiser les tensions, Simeone Bardi révèle à son ami le poète Dante – de retour dans la cité – qu’il s’unira bientôt à celle qu’il aimait secrètement : la belle Béatrice. À ces mots, Dante, épris de la même jeune fille, réprime son émotion. Après le départ des deux hommes, Béatrice entre, suivie de sa confidente Gemma : elle lui avoue sa tendresse pour Dante, qu’elle croit pourtant ne jamais revoir. La foule sort du palais. On annonce que le Collège du peuple nomme Dante chef suprême de la ville. Béatrice tressaille à ce nom, tandis que Dante, paraissant, s’apprête à refuser cet honneur. La jeune fille s’avance alors et lui redonne confiance : « Pour être aimé, fais ton devoir ». Cet aveu ambigu inquiète Bardi, tandis que le peuple acclame son héros.

ACTE II

Une salle du palais des Seigneurs, à Florence.

Bardi fulmine de rage contre Dante. Gemma vient alors lui demander de renoncer à la main de Béatrice. Et quand il veut la chasser, lui disant qu’elle ne sait pas ce qu’est la jalousie, elle avoue qu’elle se consume aussi d’un amour non partagé : son cœur est épris du même Dante dont Béatrice est aimée. Ils s’éloignent tout deux ; Béatrice paraît, qui a tout entendu, cachée derrière une tapisserie. Ces paroles de haine et cet aveu de tendresse la décident à renoncer à Dante. Le jeune homme entre justement. À Béatrice qui le repousse, il redit toute sa passion. Submergée par l’émotion, la jeune femme finit par se laisser vaincre. Paraît alors un groupe de Gibelins et de Guelfes suivi de Bardi. Charles de Valois est entré dans Florence et proclame l’exil de Dante, tandis que Bardi condamne Béatrice à finir ses jours dans un couvent.

ACTE III

Le Mont Pausilippe. À gauche, un tombeau creusé dans le roc, ombragé de lauriers-roses.

Alors que des groupes de paysans dansent au son d’instruments champêtres, un vieillard désigne à un groupe de jeunes écoliers venus de la ville le tombeau de Virgile. Tous l’ornent de palmes et de couronnes en chantant une hymne à sa gloire. Ils s’éloignent, le jour baisse lentement. Dante paraît, gravissant la montagne avec peine, épuisé et l’âme brisée. Il adresse à Virgile une ultime supplique : qu’il lui donne l’inspiration pour retrouver la gloire, en lui dictant le poème idéal. Il retrouvera ainsi l’estime de Béatrice. Ses yeux se ferment de fatigue, et tandis qu’il s’endort, le tombeau s’ouvre lentement ; Virgile en sort, couronné de lauriers. Dans une vision sublime et terrible à la fois, il fait voir à Dante l’Enfer – où voisinent notamment les âmes déchues d’Ugolin, de Francesca et Paolo – puis le Paradis. Une ultime vision céleste laisse voir Béatrice entourée d’anges : que Dante achève son œuvre, et elle promet l’union des deux amants.

ACTE IV

Premier tableau

Même décor qu’à l’acte précédent.

Dante est réveillé par des chants de pâtres. Enivré par son rêve, il est décidé à retrouver Béatrice. Suivant les indications de Gemma, Bardi arrive alors et confie son repentir : la jalousie a fait place au remords. Il propose d’emmener Dante dans le couvent de Naples où Béatrice est enfermée. Dante pardonne à celui qui lui rend le bonheur. Ils partent.

Deuxième tableau

À Naples. Le jardin d’un couvent.

On voit passer Béatrice parmi les religieuses, pâle et se soutenant à peine. Elle confie à Gemma, venue la visiter, que sa mort semble prochaine. Elle se ressaisit pourtant lorsqu’on annonce la visite de deux hommes en qui elle espère retrouver Dante. C’est bien lui qui s’avance, suivi de Bardi. Les deux jeunes gens s’enivrent des mêmes paroles d’amour qu’ils avaient partagées à Florence. Mais la souffrance a trop altéré la santé de Béatrice, qui subitement défaille. Malgré l’empressement de Gemma et de Dante à la secourir, ses yeux se ferment pour la dernière fois, après avoir fixé le ciel. Elle expire en redisant les douces paroles que Dante avait entendues en rêve. Désespéré, il entend néanmoins les mots consolateurs de Gemma et  se redresse, comme illuminé : « Oui ! je dois vivre encor ; je dois chanter pour elle ! Dieu l’a faite mortelle, moi, je veux l’immortaliser ! »