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Jacquerie, La (S. Arnaud & É. Blau)

Data

1895

Descrizione

Synopsis : 

Acte I

An 1358. Près de Beauvais, au village de Saint-Leu-de-Cérent. À l’horizon, on distingue le château féodal du comte de Sainte-Croix.

Le comte de Sainte-Croix s'apprête à marier sa fille, Blanche, à un certain baron de Savigny. Mais il entend que ce soient ses serfs qui fournissent la dot de la fiancée, et le leur fait dire brutalement par son Sénéchal dont la revendication exaspère les paysans. Ceux-ci, qui s'étaient bornés en sa présence à protester, songent à se révolter et sont excités à la résistance par l'un d'eux, le bûcheron Guillaume. À ces révoltés il faut un chef. Ils veulent désigner Robert, le fils de la fermière Jeanne, qui arrive à l'instant de Paris. Mais une fanfare annonce l'approche du Comte : tous se retirent en se donnant rendez-vous le soir même, dans la forêt.

Acte II

Une clairière, au milieu des bois.

La nuit est tombée, les paysans sont rassemblés. Ils jurent de se soulever contre leurs oppresseurs et de lutter jusqu'à la mort pour échapper au servage. Robert enflamme leur courage, mais à Guillaume, qui crie « Vengeance et mort ! », il réplique : « Non ! mais loyauté, pitié, justice ! » Les paysans l'acclament alors pour chef, ce qu’il accepte, lorsqu’arrive Jeanne, sa mère, décidée à s'opposer à la volonté de tous. Finalement vaincue par les arguments de son fils, Jeanne finit par céder, et comme elle s'agenouille au pied de la croix pour implorer la Vierge en faveur de son fils, tous se prosternent en entonnant le Stabat Mater.

Acte III

Le château du comte de Sainte-Croix.

On donne une fête au château, mais celle-ci est interrompue par un bruit grandissant. Les paysans, renversant tout sur leur passage, se ruent dans le manoir et menacent le Comte sous la conduite de Robert. Les Jacques veulent imposer leurs conditions à leur seigneur, qui refuse avec hauteur et joint l'insulte au mépris. C'est alors que la révolte commence. Blanche, attirée par le bruit, accourt auprès de son père, qu'un des conjurés étend à ses pieds d'un coup de hache. Elle veut mourir avec lui. Guillaume se prépare à la frapper lorsque Robert reconnaît en elle une jeune fille qui, à Paris, lui a sauvé la vie dans une émeute où il a été blessé. Il la couvre de son corps et la défend contre tous, au risque de passer pour un traître aux yeux des siens, dont une partie se livre au pillage.

Acte IV

Une chapelle en ruines, au milieu de la forêt.

Après un moment de stupeur, les seigneurs locaux se sont repris : ils se sont réunis à leur tour et ont écrasé les Jacques qui, vaincus, fuient traqués de toutes parts. Blanche est auprès de Jeanne, et les deux femmes se lamentent, l'une sur la mort de son père, l'autre sur le sort de son fils, dont elle ignore le sort. Tandis que Jeanne s'éloigne pour s'enquérir des nouvelles, Robert arrive à la recherche de Blanche. Il a voulu la voir une dernière fois. Elle lui reproche d'avoir tué son père, et il se défend avec indignation de ce crime qu'il n'a pas commis, tout en lui dévoilant un amour qu'il ose à peine avouer. Entre alors le farouche Guillaume qui accuse Robert de trahison. Lorsqu'elle comprend qu'elle va mourir, Blanche avoue à Robert un amour réciproque. Les Jacques font irruption, mais au moment où ils vont s'emparer des deux amants, les seigneurs arrivent à leur tour pour délivrer Blanche. Guillaume n’a que le temps de s’élancer sur Robert pour lui plonger un poignard dans le cœur. En voyant tomber mort celui qu'elle aimait, Blanche jure de se retirer dans un cloître.