Home / Documenti / Libretti / Mort d'Abel, La (François-Benoît Hoffman)

Stampare il contenuto della pagina

Mort d'Abel, La (François-Benoît Hoffman)

Data

1825

Descrizione

Tragédie lyrique en deux actes de Rodolphe Kreutzer (créée à l’Académie royale de musique de Paris en 1825, remaniement de la version en trois actes créée en 1810).

Traduction anglaise : Mary Pardoe

Synopsis

Acte I

Le théâtre représente un site riant et pittoresque ; dans le fond, on voit deux coteaux entre lesquels un fleuve tombe en cascade. Les habitations d’Adam et de ses enfants sont sur le côté droit. Le devant du théâtre offre un paysage agréable ; deux autels de gazon sont au milieu. Un pont d’une structure très simple paraît dans le fond au-dessus de la cascade. 

 Adam, seul, désespère de voir ses fils Abel et Caïn se réconcilier. Quoique disent ou fassent ses parents, Caïn est jaloux de l’amour qu’ils portent à son frère Abel. Celui-ci joint sa voix à celle de son père pour implorer la clémence divine. Tandis que toute la famille s’apprête à prier, Caïn arrive, le visage sombre. Les suppliques de son épouse Méala et les prières de sa mère Ève ont finalement raison de ses réticences : Adam peut alors remercier Dieu pour cette réconciliation. Une voix infernale trouble subitement les réjouissances. Pour contrer la malédiction prononcée par le satanique Anamalech, Abel et Caïn dressent chacun un autel où ils présentent à Dieu des offrandes sacrées. La foudre s’abat violemment sur l’autel de Caïn. S’estimant maudit et à nouveau rejeté, il quitte les siens en maudissant le Ciel et la terre. Consternation générale.

 Acte II

Site aride et sauvage. Montagne dans le fond. Deux cavernes au pied de la montagne. Forêt sur le devant. 

Seul et désespéré, Caïn invoque le sommeil pour apporter le repos à son âme. Le démon Anamalech apparaît et lui fait voir en songe les maux qui s’abattront sur sa descendance. Les fils d’Abel, en revanche, connaîtront un sort enviable. Anamalech dépose aux pieds de Caïn une massue, que la victime aperçoit à son réveil, au moment même où son frère Abel arrive. Déchiré entre les ordres sataniques et l’amour fraternel que son coeur lui laisse encore entrevoir pour Abel, Caïn conjure son frère de quitter ces lieux. Mais, face à l’obstination de ce dernier à vouloir rester près de lui, il le frappe mortellement et s’enfuit. Adam, Ève, Méala, Tirsa et plusieurs enfants arrivent à leur tour et découvrent le corps inanimé d’Abel, qu’ils croient tout d’abord endormi. Adam leur annonce pourtant que le premier homme vient de mourir. Caïn réapparaît au moment où l’on s’interroge sur l’identité du meurtrier. Il se dénonce et, saisi de folie, s’enfuit dans les montagnes, suivi par Méala et ses enfants qui tentent de le retenir. Un Ange divin descend dans une gloire et annonce la transfiguration d’Abel, dont le corps est emporté au paradis par un choeur céleste.