Home / Opere / Tribut de Zamora, Le (Ennery & Brésil / Gounod)

Stampare il contenuto della pagina

Tribut de Zamora, Le (Ennery & Brésil / Gounod)

Data

1881.4.1

Descrizione

Opéra en 4 actes.

Testo

Le Tribut de Zamora, dernier opéra achevé de Charles Gounod (1818-1893) créé le 1er avril 1881 au Théâtre National de l’Opéra, s’attire les foudres de la critique de l’époque. Il faut dire que Gounod souffre à la fois de ses premiers succès (Faust, Roméo et Juliette) et de ses derniers échecs (Cinq-Mars, Polyeucte) qui attisent une comparaison critique virulente. Il est vrai que le livret en quatre actes de d’Ennery et Brésil, proposé à Gounod en 1878 par le directeur de l’Opéra de l’époque Halanzier-Dufresnoy, n’est pas des plus novateur : l’ambassadeur du khalife de Cordoue, Ben-Saïd vient à Oviedo réclamer le Tribut de Zamora (du nom d’une bataille). Il fait enlever vingt jeunes filles, dont Xaïma qui est sur le point d’épouser le soldat espagnol Manoël Diaz. Ce dernier décide de la sauver avec l’aide d’Hermosa, déjà prisonnière de Ben-Saïd, qui se trouve être la mère de Xaïma. Gounod remanie de nombreuses fois le poème et sa partition, mais celle-ci n’atteint pas la modernité escomptée et s’avère au final plus italienne que germanique dans ses inspirations. Le succès de l’œuvre, court mais réel, est largement du à ses interprètes dont Gabrielle Krauss pour qui le rôle a été écrit et qui semble porter l’opéra à elle-seule, si l’on en croit les nombreux comptes-rendus. Néanmoins, la partition de Gounod est bel et bien à la hauteur du talent du compositeur qui propose ici une orchestration luxuriante, comme dans la « Danse grecque », et des airs à la fois tendres et dramatiques à l’instar de « Ce Sarasin disait ». Ces deux exemples issus du 3e acte, seuls extraits enregistrés à ce jour, promettent d’autres pages toutes aussi belles.